Depuis le 8 juillet, une délégation de l’Anacej est au Québec pour aller à la rencontre d’organismes et de structures travaillant dans le secteur de la participation.

Découvrez le témoignages des deux membres du Comité jeunes de l’Anacej qui participent à ce séjour d’études, Yoann Crétal, membre du Conseil Municipal des Jeunes de Bruay-la-Buissière (62), et Sabrina Khassasse, membre du Conseil des Jeunes de Mulhouse (68) (photo ci-contre).

En quoi consiste votre mission au Québec ?

Yoann Crétal : Lors des trois jours à Montréal où nous avons pu rencontrer différents organismes de la jeunesse, nous avons placé cette mission sur le thème de l’échange afin de comprendre les différences sur les moyens d’actions engagés entre la France et le Québec.

Quelles différences avez-vous observées entre les organismes de jeunesse français et québécois ?

YC : Le Québec privilégie davantage la formation et l’échange afin d’aider les jeunes à devenir citoyen et en faire des acteurs primordiaux de la vie citoyenne. Il y a donc tout un travail en amont d’organisé sur la question du vote, la mobilité, comment organiser un projet et même le problème des clichés y est abordé !

De plus nous étions surpris par l’indépendance de la jeunesse québécoise qui est beaucoup moins encadrée comparé à la France même si nous y travaillons. Cependant nous pouvons expliquer cela par le terme de la jeunesse qui est très large. Jusqu’à 30ans !

En outre, il est beaucoup plus simple d’interpeller la jeunesse Québécoise. En effet la réforme de 1999 qui a renouvelé le visage de l’éducation a permis une méthode de pédagogie plus active, ce qui permet aux jeunes de développer leurs sens critique mais également de s’engager et de s’impliquer plus librement et de manière égalitaire avec une diversité des milieux sociaux  et culturels qui se veut le plus large.

Depuis cette réforme de nombreuses organisations ont vu le jour et ont ainsi pu placer la jeunesse au cœur de la citoyenneté. Lors de la prochaine étape de notre conquête de l’Amérique du Nord, nous verrons si c’est aussi fun d’être jeune à Montréal qu’à Québec.

Sabrina Khassasse : Depuis notre arrivée, nous avons eu l’opportunité d’être accueillis par huit organismes de jeunesse, comme l’Office jeunesses internationaux du Québec (LOJIQ) le Centre de développement pour l’exercice de la citoyenneté (CDEC), le Forum jeunesse de l’île-de-Montréal et Électeurs en herbe etc. Ces derniers nous on transmis une image de la jeunesse québécoise indépendante et très impliquée.

Nous avons pu noter également qu’ils attachent beaucoup d’importance sur la formation des futurs citoyens en développant leurs sens critique afin qu’ils aient leurs propres opinions et qu’ils se familiarisent avec les infrastructures politiques.

Personnellement, mon coup de cœur fut notre rencontre avec Vanessa Kanga, la coordinatrice de projets qui fait partie du Centre de développement pour l’exercice de la citoyenneté (CDEC) qui m’a vraiment touchée avec son discours. Pour elle, aller vers l’autre et « accéder à la façon de penser des jeunes » est d’autant plus important pour avancer. Elle est aussi responsable d’ateliers dans les écoles où elle met en place des échanges entre jeunes immigrants et québécois de souche.

Quant aux autres organismes, j’ai remarqué que nous rencontrions les mêmes problèmes, mais que nous avions une manière différente de les aborder, par exemple avec « Électeurs en herbe » qui organise des simulations de vote, ou qui ont la possibilité de rencontrer les jeunes dans les écoles.

De plus le débat et la curiosité naturelle renforce les échanges entre les jeunes québécois et nous-mêmes. Ainsi la mixité et la cohésion sociale nait ! Chaque rencontre était très enrichissante et d’autres sont en perspective dans les jours à suivre…

J’aime Montréal !!


Laisser une réponse